Sauvegarder ses données Microsoft 365 est une première étape. Mais savez-vous où se trouve réellement votre sauvegarde, qui la contrôle et de quelles dépendances elle reste tributaire ?
Lorsqu’une entreprise met en place une solution de backup, son premier objectif est généralement simple : pouvoir récupérer ses données en cas de suppression, d’erreur ou d’incident.
C’est évidemment essentiel.
Mais toutes les stratégies de sauvegarde ne répondent pas exactement aux mêmes enjeux.
Deux solutions peuvent permettre de sauvegarder et restaurer les mêmes données tout en proposant des modèles très différents en matière de localisation, gouvernance, dépendance technologique ou juridique et maîtrise des données.
C’est là qu’apparaît une distinction importante : celle entre backup standard et backup souverain.
Un backup standard répond d’abord à un besoin technique
Le principe d’une sauvegarde reste le même : créer une copie des données afin de pouvoir les récupérer lorsqu’un incident survient.
Dans Microsoft 365, cela peut concerner notamment les mails Outlook, les fichiers OneDrive, les espaces SharePoint ou encore les données associées à Teams.
Une solution de backup traditionnelle va donc chercher à répondre à plusieurs questions :
Mes données sont-elles sauvegardées ?
À quelle fréquence ?
Combien de temps sont-elles conservées ?
Puis-je les restaurer facilement ?
Ces critères restent fondamentaux.
Mais ils ne répondent pas à une autre série de questions, devenues de plus en plus importantes pour les entreprises :
Où ma copie est-elle hébergée ? Qui opère le service ? Sous quelle juridiction ? Et de quels acteurs dépend-elle ?
C’est sur ce deuxième niveau que la notion de souveraineté intervient.
Un backup souverain ajoute une dimension de maîtrise
Un backup souverain ne consiste pas simplement à sauvegarder des données sur un serveur situé en France.
La localisation compte, mais elle ne suffit pas à elle seule à définir la souveraineté.
Il faut également s’intéresser à la gouvernance de la solution, aux acteurs qui contrôlent les infrastructures et les services utilisés, ainsi qu’aux cadres juridiques auxquels ils peuvent être soumis.
Autrement dit, la question évolue.
On ne demande plus seulement :
« Est-ce que mes données sont protégées ? »
Mais également :
« Est-ce que je conserve suffisamment de maîtrise sur leur protection ? »
C’est une différence importante pour une entreprise dont une part croissante de l’activité repose sur le cloud.
Sauvegarde standard et sauvegarde souveraine : que faut-il réellement comparer ?
Plutôt que d’opposer deux technologies, il est plus utile de regarder les critères qui les différencient.
|
Critère |
Backup standard |
Backup souverain |
|---|---|---|
|
Objectif premier |
Protéger et restaurer les données |
Protéger, restaurer et renforcer leur maîtrise |
|
Localisation |
Dépend du fournisseur |
Hébergement répondant à des exigences de localisation définies |
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Gouvernance |
Dépend du prestataire et de sa structure |
Gouvernance pensée comme un critère de choix |
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Cadre juridique |
Variable selon les acteurs impliqués |
Recherche d’une réduction des dépendances extraterritoriales |
|
Restauration |
Selon les capacités de la solution |
Selon les capacités de la solution |
|
Enjeu stratégique |
Continuité et récupération |
Continuité, récupération, maîtrise et indépendance |
Le backup souverain ne remplace donc pas les fondamentaux d’une bonne sauvegarde.
Il leur ajoute des critères de gouvernance et de maîtrise.
Héberger ses données en France ne répond pas à toutes les questions
C’est probablement le point le plus important à comprendre.
Voir la mention « données hébergées en France » constitue une information utile, mais elle ne permet pas, à elle seule, de conclure sur le niveau de souveraineté d’un service.
Il faut regarder plus largement la chaîne de dépendance :
Qui fournit la solution ?
Qui contrôle l’entreprise qui l’opère ?
Quels prestataires interviennent dans son fonctionnement ?
Quel cadre juridique leur est applicable ?
Où sont effectivement conservées les données ?
Cette lecture permet de passer d’une logique purement géographique à une véritable logique de gouvernance des données.
Pourquoi le sujet devient particulièrement important avec Microsoft 365
Outlook, Teams, SharePoint et OneDrive occupent aujourd’hui une place centrale dans le fonctionnement de nombreuses organisations.
Mails, documents, échanges, fichiers de travail : une part importante de l’activité quotidienne peut dépendre de cet environnement.
La question n’est donc plus seulement de savoir si Microsoft 365 fonctionne correctement.
Il faut aussi réfléchir à la manière dont l’entreprise souhaite organiser sa propre capacité de récupération et de maîtrise de ses données.
Une copie indépendante permet justement de dissocier deux fonctions :
l’environnement utilisé quotidiennement pour travailler et l’environnement permettant de récupérer les données en cas de besoin.
C’est cette indépendance qui donne à la sauvegarde une dimension plus stratégique.
La souveraineté n’est pas qu’un sujet réglementaire
Le mot « souveraineté » peut rapidement donner l’impression d’un sujet réservé aux administrations, aux grandes entreprises ou aux secteurs particulièrement réglementés.
Pourtant, derrière ce terme se cache une question beaucoup plus concrète :
jusqu’où souhaitez-vous dépendre d’acteurs externes pour accéder à vos propres données ?
Pour une PME, cela revient à réfléchir à sa continuité d’activité, à sa capacité de restauration et au niveau de contrôle qu’elle souhaite conserver.
La souveraineté devient alors moins une question théorique qu’un choix de gouvernance et de résilience.
Avec Plan B, ajouter une copie souveraine à Microsoft 365
C’est sur cette logique que se positionne Plan B.
L’objectif n’est pas de remplacer Microsoft 365, mais de permettre à l’entreprise de compléter son environnement avec une sauvegarde indépendante, tout en facilitant la restauration de ses données.
Le territoire de communication déjà défini autour de Plan B associe justement sauvegarde indépendante, restauration autonome et données sous gouvernance française.
Outlook, OneDrive, SharePoint et Teams peuvent ainsi être intégrés dans une stratégie de protection pensée autour de deux principes :
conserver une copie indépendante de son environnement de production et rester autonome lorsqu’il devient nécessaire de récupérer ses données.
Alors, backup standard ou backup souverain ?
Il n’existe pas une réponse identique pour toutes les entreprises.
Une stratégie de sauvegarde doit d’abord répondre aux besoins opérationnels : données couvertes, fréquence, rétention, granularité, simplicité de restauration ou encore continuité d’activité.
Mais lorsque les données deviennent critiques, leur gouvernance mérite également d’entrer dans l’équation.
Le bon réflexe consiste donc à ne plus demander uniquement :
« Est-ce que mes données Microsoft 365 sont sauvegardées ? »
Mais aussi :
« Où est ma copie, qui la contrôle et pourrai-je toujours compter sur elle lorsque j’en aurai besoin ? »
C’est précisément là que se situe la différence entre simplement sauvegarder ses données et construire une stratégie de sauvegarde réellement maîtrisée.