Mais qu’en est-il vraiment de la protection des données Teams ?
Dans de nombreuses organisations, Microsoft Teams est devenu bien plus qu’un simple outil collaboratif. Il structure aujourd’hui le travail quotidien des équipes : échanges, partages de documents, gestion de projets, accès aux ressources… Une part significative de la valeur opérationnelle de l’entreprise transite désormais par Teams.
Cette centralité pose pourtant une question essentielle, souvent reléguée au second plan : comment sont protégées les données générées dans Teams ?
Teams, le cœur du travail collaboratif moderne
L’adoption massive de Teams s’explique facilement. L’outil est intuitif, intégré à l’écosystème Microsoft 365, et s’impose rapidement comme réflexe quotidien. On l’ouvre le matin, on le ferme le soir, les projets y vivent, les décisions y circulent, et les fichiers s’y accumulent.
Mais cette facilité d’usage crée parfois un biais : ce qui fonctionne bien devient invisible, et lorsqu’un outil devient omniprésent, on oublie de s’interroger sur ce qui se passe derrière.
Quand une équipe Teams disparaît, ce n’est jamais anodin
La suppression d’une équipe Teams (volontairement ou non) ne se limite pas à la disparition d’un canal de discussion. Elle peut affecter des éléments structurants du travail :
- les conversations et leur historique
- les fichiers associés aux canaux
- la structure SharePoint sous-jacente
- les droits et permissions
- la mémoire collective d’un projet
Dans certains cas, une récupération native est possible. Mais elle reste souvent limitée dans le temps, partielle et complexe à mettre en œuvre, mobilisant fortement les équipes IT.
Autrement dit : collaborer dans Teams ne signifie pas automatiquement que les données sont sauvegardées de manière indépendante et durable.
Hébergement ≠ sauvegarde : une confusion fréquente
Beaucoup d’organisations partent du principe que, parce que leurs services sont dans le cloud Microsoft, la sauvegarde complète est “automatique”. C’est une erreur courante due à une mauvaise compréhension du modèle de responsabilité partagée.
Modèle de responsabilité partagée
Selon ce modèle, Microsoft garantit la disponibilité et la sécurité de l’infrastructure cloud, mais la protection, la conservation et la restauration des données stockées restent de la responsabilité du client. Par exemple, Microsoft recommande explicitement de sauvegarder régulièrement les contenus et données que vous stockez sur ses services.
Une ressource francophone confirme ce principe : « Microsoft applique un modèle de responsabilité partagée : si l’éditeur assure la disponibilité et la sécurité de ses infrastructures, la protection et la récupération des données relèvent de la responsabilité du client. »
Ce principe est également confirmé dans les guides techniques, où l’on voit que les capacités natives de restauration (corbeilles, rétention) ne remplacent pas une stratégie solide de sauvegarde indépendante.
Pourquoi la sauvegarde complète compte
Les outils natifs comme la rétention des éléments supprimés ou les corbeilles ne constituent pas une sauvegarde complète et granulaire adaptée aux exigences de continuité d’activité ou de conformité :
- les éléments supprimés finissent par être purgés après une période définie ;
- la rétention ne permet pas une restauration à un point précis dans le temps ;
-
aucune garantie n’existe sur la durée de conservation ou l’indépendance des sauvegardes face à des incidents majeurs.
Ainsi, la simple présence des données dans le cloud ne garantit pas leur restauration complète en cas d’incident : l’entreprise doit explicitement implémenter une stratégie de sauvegarde robuste.
Sécuriser Teams sans remettre en cause l’outil
L’objectif n’est pas de remettre en question Microsoft Teams — l’outil demeure une solution de collaboration puissante et largement adoptée.
La question est plutôt : comment garantir la continuité des opérations lorsque des événements imprévus surviennent ?
C’est précisément dans cette logique que Plan B intervient.
En complément de Microsoft Teams, Plan B permet de :
- sauvegarder les données Teams de manière indépendante
- restaurer finement une équipe, un canal, un fichier ou une conversation
- réduire les délais de reprise en cas d’incident
- renforcer la résilience globale du système d’information
- garantir la continuité opérationnelle
Cette approche ajoute une couche de protection réellement maîtrisée par l’entreprise, alignée avec les bonnes pratiques de sauvegarde de données d’entreprise et les cadres de continuité d’activité.
La continuité comme enjeu stratégique
Pour un DSI ou un dirigeant, l’enjeu n’est plus de se demander s’il faut utiliser Teams. L’enjeu est de définir comment garantir la disponibilité et la restauration des données essentielles de l’entreprise, même en cas de suppression accidentelle, de défaillance ou d’attaque.